
LES PLUS BELLES HISTOIRES DE LA CELTIE
(Florigèle de récits celtiques tout public)
Par-delà les brumes du temps, la tradition celtique a pris racine dans les terres de l’arc atlantique, de la Bretagne à l’Irlande. Riche de mille récits merveilleux ou effrayants, contes épiques ou mythologiques, histoires tendres ou comiques, légendes modernes ou anciennes, elle possède tous les charmes d’une grande culture orale. Ce spectacle vous invite à un voyage au travers quatre grandes terres celtes que sont la Bretagne, l’Ecosse et le pays de Galles ; ils vous donnera à découvrir le meilleur de leur tradition narrative – et même plus : un bout savoureux de leurs âmes.
Il n’y a ni si ni peut-être : un trépied a toujours trois pieds.
(Formule traditionnelle bretonne)
P’TITS CELTES
Jolis récits pour petites oreilles. Spectacle jeune public à partir de 5 ans (émerveillement assuré aussi pour les grands !). Accompagnement au bodhrán et à la cornemuse.
Oh hé, moussaillons ! mon bateau aux histoires va lever l’ancre ! Saute donc sur le pont ! Nous allons d’abord rendre visite à trois petits boucs gallois, et puis à un marin breton qui voulait rendre la mer salée. Puis nous irons sur l’île Verte, l’Irlande, rejoindre Finn et ses amis, autour de la soupe qu’un bélier ne leur laissait pas manger… Pour faire passer le goût de cette soupe, nous boirons ensuite de la bière de lutins, et nous nous dégourdirons enfin les jambes en Ecosse, par un ceilidh, une grande fête à boire et à danser, avec Sandy, le garçon vacher d’un Laird. Un garçon vacher qui avait quatorze vents et de grands nuages blancs dans sa grosse caboche…
AR GAZEG GWEN HAG AR MARC’H GLAS (« La Jument Blanche et le Cheval Bleu ») – CONTES CELTIQUES DE LA FIN DE L’HIVER
(Tout public)
En Bretagne, lorsque la mer fait colère, on la nomme ar gazeg gwen, la blanche jument ; ses ruades fatales font trembler les marins égarés dans la tempête… Mais quand la mer s’apaise, elle devient cheval bleu, marc’h glas ; alors la bordée sourit, et le port n’est plus loin !
La fin de l’hiver, et le début du printemps, en Irlande aussi comme en Bretagne, passent par le dos d’un cheval enchanté, mené par un cavalier mystérieux. Sa lance de lumière transperce la nuit de l’hiver ; il terrasse les démons de la glace et du vent, et avec eux leur maîtresse, la terrible Cailleach, la Vieille, Celle qui Fut aux Origines de ce Monde… Si vous montez avec moi cet animal de légendes, vous entendrez à coup sûr de fameux récits d’Armorique et d’Irlande, des contes à rire et à frémir sur la mer comme sur la terre. Ils vous porteront de l’hiver au printemps, des mois noirs aux mois blancs.
« Et que la bière de bruyère des leprechauns, les lutins irlandais, coule à flots, car…
Emañ ar Marc’h Glas o sevel e lost
Voilà le Cheval Bleu qui lève la queue !«
COEURS D’AJONCS
Récit d’amour et de désamour en Celtie. A partir de 7 ans.
De la Bretagne à l’Irlande, le conteur célèbre avec autant de verse les amours tannés comme le vieux cuir, comme ceux du jour… Ces récits racontent des révoltes d’épouses, comme des tours pendables d’époux ; des déchirements, et des raccommodments ; des épousailles ardues, avec leurs cortège d’épreuves chevaleresques, en des temps lointains et arthuriens. Il faudra aussi compter (ou conter?) avec une vache sur le toit, bien sûr, car il en faut toujours une en pareil cas.
« Les semaines passaient et le cœur et la mine du roi restaient également tristes. Tant et si bien qu’à la fin, Sir Gauvain lui demanda : « Mon Seigneur, je suis surpris de vous voir si triste et depuis si longtemps. Quelle est la cause de votre chagrin ? »
Alors Arthur a raconté : le cerf, le chevalier noir, et la promesse de dire ce que les femmes souhaitent le plus au monde dans un an, sous peine de mort. »
(Le mariage de Gauvain et de Dame Ragnell)
LE FRISSON CELTIQUE
Récits à faire peur pour Halloween, Samain et Kala Goañv. A partir de 7 ans. Accompagnement à la grande cornemuse et au bodhrán.
L’imaginaire des Celtes est peuplée de créatures fantastiques qui hantent les landes comme les villages – la nature comme le monde des hommes. Quel paysan breton n’a pas redouté d’entendre le sinistre Wig-a-Wag de la charrette de l’Ankou, la Mort Personnifiée, qui parcourt les chemins creux pour venir quérir les futurs Trépassés – comme les marins redoutent d’apercevoir la sinistre voilure de la Bag Noz, la Barque de Nuit, où l’Ankou marin vient amonceler les noyés après chaque naufrage. L’Irlande et l’Ecosse ne sont pas en reste ; le cri terrifiant des Banshees, messagères de la mort et des calamités, le galop funeste des Kelpies, les chevaux démons, sont autant de dangers qui guettent le voyageur égaré sur la lande, à la nuit tombée. Revenants, Dames Blanches et fantômes d’Ecosse et d’ailleurs complètent ce sabbat de l’extrême Occident. Mais malgré toute cette noirceur, le légendaire humour des Celtes n’est jamais bien loin : et plus d’une affligeante histoire de revenant ou de trépas sort soudain du chemin de la peur, pour s’échapper dans celui du rire !
Il était une fois, une nuit de Samhain, une nuit de Kala Goañv, aux « Calendes de la Morte Saison »… écoutez et vous tremblerez !
« Mon histoire débute il y a bien bien longtemps de cela, dans un comté perdu de l’Irlande ; un comté de gens nantis, mais tous plus avaricieux les uns que les autres. Tous et toutes, il auraient préféré succomber que d’aider leur prochain. Où est-il et comme s’appelle-t-il, je ne le sais pas, et nul le ne sait plus. Mais si j’ai oublié mes « qui » et mes « où », je me souviens bien de mes « quand » : c’était au temps de la Grande Famine, il y a presque deux siècles de cela…(La légende du Fear Gortach, le « Père-Famine »)
